Soins
La contention de base
Le terme contention signifie « tenir
un animal pour qu'il ne puisse bouger lors d'une intervention ».
Il est très important de bien contentionner un oiseau lorsqu'on
veut lui faire des traitements. La contention varie selon la grosseur
de l'oiseau. Il faut toujours faire très attention au bec,
qui est le premier pouvant nous blesser. L'oiseau n'apprécie
pas le fait de se faire tenir et peut mordre, même son maître.
Donc, allez-y avec prudence. Les griffes sont aussi à surveiller
de très près. L'important dans la contention, c'est
de tenir l'oiseau de façon sécuritaire pour nous,
mais aussi pour lui. Il ne faut pas serrer trop fort et en tout
temps le sternum doit être libre de mouvements pour permettre
à l'oiseau de respirer librement
Pour les petits oiseaux, comme les perruches et
cockatiels, on peut les coucher sur le dos dans le creux de notre
main en tenant la tête comme il se doit. On peut également
les enrouler dans une serviette afin de mieux contrôler leurs
mouvements. Pour les cockatiels, il est préférable
de se faire aider par une autre personne, à moins d'être
à l'aise pour bien le tenir et intervenir en même temps.
Ne manipulez pas les oiseaux des espèces encore plus petites à moins de nécessité absolue.
Ils sont fragiles et peuvent mourir facilement à la suite
d'un stress. Si ses griffes sont rendues trop longues et que vous
devez les couper, demandez à une personne expérimentée
de venir le faire chez vous, elle saura vérifier les réactions
de l'oiseau et travailler vite et bien afin d'éviter le plus
de stress possible à l'oiseau.
Pour les plus grosses espèces, comme les
perroquets, il faut absolument intervenir à deux. Une personne
tient l'oiseau et l'autre exécute les manoeuvres. Pour contentionner
un perroquet comme il se doit, il nous faut 2 choses: un élément
de surprise et une bonne couverture. Fermer les lumières
est souvent un élément de surprise suffisant pour
pouvoir saisir rapidement l'animal sans qu'il ne vous voie venir.
On prend soin de bien tenir la tête. On enroule ensuite le
reste du perroquet dans une serviette. Pour toutes ces techniques
de contention, je vous conseille de vous les faire expliquer
et démontrer comme il faut avant de les pratiquer vous-même
pour ne pas blesser votre oiseau ou pour ne pas vous faire blesser
accidentellement. Donc, encore une fois, usez de prudence!
Ce qui est très intéressant est d'apprendre à notre oiseau à se laisser manipuler. Ceci n'est pas une tâche facile, mais elle est possible avec beaucoup de renforcements positifs. Certains oiseaux sont conditionnés pour donner la patte en vue de se faire tailler les griffes ou d'ouvrir l'aile pour se faire couper les plumes. Ceci est très pratique, car on évite ainsi un stress énorme à l'oiseau. Si vous réussissez à apprendre ceci à votre oiseau, faites attention de ne pas lui couper la veine, car il est probable que la prochaine fois il n'accepte plus de vous donner la patte.
La coupe des ailes
Pour bien couper une aile, il faut avoir premièrement
un bon contentionneur. On doit toujours couper les plumes en regardant
la face dorsale de l'aile en couchant l'oiseau sur le ventre (attention de ne pas comprimer le sternum ce qui empêcherait l'oiseau de respirer). Si votre oiseau est dans une couverture, il s'agit tout
simplement de retirer une à la fois les ailes de la couverture.
Secondement, il faut de bons outils, c'est-à-dire un bon
ciseau qui coupe très bien ou un bon gros coupe-griffe à chien bien aiguisé et non pas un vieux ciseau usé
qui écrase plutôt que couper.
Il s'agit de couper quelques rémiges primaires et de faire un test de vol. Il est important de ne pas placer votre oiseau trop haut pour ce test, car si vous avez trop coupé de plumes, il tombera comme une roche. Si jamais l'oiseau est encore capable de monter, il suffit de couper quelques autres rémiges primaires. L'idéal est que l'oiseau ne soit plus capable de monter dans les airs, mais capable de se diriger en planant. On peut laisser intact les 2 premières plumes au bord
pour l'esthétisme, mais le
problème dans le fait de laisser les 2 premières plumes
là est que l'oiseau a plus de risque de se les casser, et
ce, surtout en en période de mue.
Quel est le risque de couper une plume trop courte?
Elle saignera, puisque vous avez coupé dans la portion encore
en vie de la plume, la portion non inerte. À ce moment là
vous devrez arracher la plume en cause pour en arrêter le
sang, car un oiseau ne peut pas se permettre de perdre beaucoup
de sang. Si le saignement continue, exercez une pression au point
de saignement. Règle général si vous coupez
juste en dessous des tectrices, il ne devrait pas y avoir de problème.
Faites attention de ne pas couper une plume en pleine croissance.
L'utilité de la taille des plumes est controversée. L'oiseau est un animal proie. Il a donc besoin de pouvoir s'échapper en cas de danger. La taille des plumes lui enlève complètement cette opportunité. Par contre, il y a des dangers associés à un oiseau aux plumes non taillées. Ceci est particulièrement vrai pour les bébés ou les oiseaux qui apprennent à voler. Les oiseaux non expérimentés sont à surveiller lors de leur apprentissage. Ils peuvent se causer de sérieuses blessures. Donc, lors de l'apprentissage de votre oiseau, il est conseillé de le surveiller adéquatement. Certaines personnes conseillent de tailler les ailes de l'oiseau à la fin du sevrage et de les laisser pousser à la prochaine mue. De cette façon l'oiseau s'habitue tout de même à voler, puisqu'il devient généralement capable avec le temps de voler même avec sa coupe. Bien entendu il ne fait pas de très beau vol et ceci dépend aussi de l'importance de la taille d'ailes. À la prochaine mue les plumes de vol repousseront et à ce moment, il sera des plus crucial et bien surveiller l'oiseau, même si celui-ci a au moins eu la chance d'apprendre à connaître votre maison avant de pouvoir y voler librement.
La coupe des griffes
La coupe des griffes est nécessaire pour
les oiseaux, puisque dans la majorité des cas, ils ne les
usent pas assez d'eux-mêmes. Il existe des perchoirs de ciment qui aide à user leurs griffes ou du papier sablé, mais sachez qu'il est extrêmement important que l'oiseau aille d'autres types de perchoirs, car ceux-ci irritent les pattes à long terme. Donc, pour couper
les griffes, on a besoin d'un bon contentionneur et de quelqu'un
qui est habitué de couper les griffes, car dans la griffe,
il y a une veine qui peut saigner si on la coupe. Je vous conseille
de vous armer de Quik stop ou de fécule de maïs qui
saura arrêter le sang si jamais vous coupez la veine, car
les oiseaux ont un mauvais système de coagulation sanguine. Le Quik stop est vendu en animalerie et est considéré comme toxique pour les oiseaux s'ils en ingurgitent. Il est donc important de bien enlever l'excédent de Quik stop avant de remettre l'oiseau dans sa cage.
Pour tailler les griffes, vous pouvez y aller par
petites tranches, mais c'est long et traumatisant pour l'oiseau.
Si votre volatile a les griffes blanches, c'est très simple:
arrêtez de couper avant le rouge (c'est la veine). Si votre
volatile a les griffes noires, c'est plus complexe. Demandez à
quelqu'un d'expérimenté de le faire pour vous les premières
fois, ainsi vous éviterez une perte de sang considérable.
Souvenez-vous que l'oiseau n'a pas un bon système de coagulation sanguine et qu'une
pression constante n'est généralement pas suffisante pour arrêter le sang,
prévenez le coup avec du Quik stop.
Si vous croyez que votre oiseau a perdu beaucoup de sang, consultez
vite un vétérinaire.
Les bains et douches

Le bain ou la douche est essentielle à l'oiseau. Il devrait pouvoir se mouiller une fois par jour idéalement. On peut placer un petit bain dans la cage des plus petites espèces, tandis que les plus grosses (perroquet, grande perruche) peuvent être aspergées par un vaporisateur à l'extérieur de sa cage, car on pourrait mouiller les grains qui ensuite moisissent. Les oiseaux adorent généralement cela.
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La coupe ou le limage
du bec
Le bec, comme les griffes, possède une veine
en plein milieu et, si on la coupe, ça peut saigner abondamment.
Donc, il va de soi qu'il est préférable que l'oiseau
use son bec lui-même. Les os de seiche usent le bec et fournissent
un apport en calcium. Ensuite, l'oiseau peut se limer le bec sur
ses perchoirs ou autres objets durs. Un oiseau actif se limera habituellement
le bec seul. Si jamais vous trouvez que votre oiseau a le bec trop
long, c'est peut-être car il ne fait pas assez d'exercice,
qu'il na pas d'os ou de bons barreaux pour le faire, ou tout simplement
parce qu'il est malade. Donc, surveillez cela de près. Un
oiseau avec le bec trop long ne sera plus capable de manger et dans
le cas des perroquets et perruches, le bec peut même transpercer
le cou. Le bec pousse tout au long de la vie de l'oiseau. Sa croissance
est d'environ 3 cm par an, dépendant de l'espèce.
L'idéal est de le limer avec un instrument fait pour ça.
En général, vous devriez faire appel à un vétérinaire
pour cela, car le sang qui jaillit du bec est assez abondant.
La pose de bague (baguage)
De nos jours, la pose de bague est de plus en plus remplacée par la micro puce. Il y a deux types de
bagues : les fermées et les ouvertes. Dans les 2 cas, elles
doivent contenir les informations suivantes : le numéro d'identification
de l'éleveur, l'année de la bague, le numéro
d'identification de l'oiseau, le nom du club qui vous a remit les
bagues et parfois le diamètre de la bague (en mm). La bague
fermée prouve vraiment que l'oiseau est né en captivité,
car on lui passe lorsqu'il est bébé et comme elle
est fermée, il n'y a aucun autre moyen de la poser que lorsque
l'animal est tout petit. Les coûts sont les mêmes que
pour une bague ouverte.
Dans le cas d'une bague ouverte, elle ne prouve
pas que l'oiseau soit né en captivité puisqu'on peut
la poser sur un oiseau adulte. Bien entendu, elle est très
pratique si on désire identifier notre nouvel oiseau qui
ne serait pas bagué. Une autre méthode d'identification
existe, comme pour les chiens et les chats, il s'agit de la pose
d'une micro puce. Elle coûte beaucoup plus cher que les bagues,
mais elle ne peut être enlevée de l'oiseau, ce qui
constitue un gros avantage en cas de vol. Le seul inconvénient
est que pour lire cette micro puce, ça prend un lecteur spécial
que seuls les vétérinaires possèdent. Voici
une petite liste (bien générale) de grandeur de bague
pour certaines espèces d'oiseaux (pour plus de détails,
consultez un éleveur).
- Inséparables : 4,50 mm
- Perruches ondulées : 4,20 mm
- La majorité des pinsons : 2,55 mm
- Canaris de couleur : 2,90 mm
- Perruches Callopsittes : 5,50 mm
- Gris du Gabon : 11,00 mm
- Amazones : 11,00 mm
- La plupart des cacatoès : 11,00
mm
- Aras : de 11,00 mm à 16,00 mm
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